Nutrition

Aliments riches en protéines : tableau, portions et conseils

Éléonore Valembois 8 min de lecture
Protein aliments : lentilles et graines de soja, repères de protéines

Publié par : — Rédactrice spécialisée en nutrition

Les aliments les plus riches en protéines comprennent les viandes, les poissons, les œufs, certains produits laitiers, le soja, les légumes secs et les graines. Pour 100 g, une escalope de porc cuite apporte environ 36 g de protéines, tandis que les graines de soja sèches en contiennent 40 g. Mais ces chiffres ne se comparent pas directement : l’eau absorbée ou perdue pendant la préparation change le poids de l’aliment.

Pour choisir vos sources de protéines, regardez à la fois la teneur pour 100 g, l’état de l’aliment (sec, cru ou cuit) et la quantité que vous mangez réellement.

Quels aliments sont les plus riches en protéines ?

La spiruline et la morue sèche sont très concentrées, mais elles ne se consomment pas forcément dans les mêmes quantités qu’une viande ou un plat de légumineuses. Les chiffres sont des ordres de grandeur : la composition varie aussi avec le produit et sa préparation.

Estimer son repère quotidien de protéines

Saisissez votre poids pour obtenir une estimation basée sur la formule : poids × 0,83 g/kg/jour.

Exemple prérempli : 70 kg.

Repère quotidien estimé

Environ 58 g par jour

Ce repère concerne un adulte en bonne santé et ne constitue pas un conseil médical personnalisé. Les besoins peuvent varier selon l’âge, la grossesse, l’activité physique ou l’état de santé.

Le résultat correspond aux protéines provenant de l’ensemble des aliments consommés dans la journée.

AlimentÉtatProtéines pour 100 g
SpirulineSèche60,4 g
Morue saléeSèche47,6 g
Graines de sojaSèches40 g
Viande des GrisonsSéchée38,9 g
Escalope de porcCuite36 g

Ces valeurs sont issues de la table de composition Ciqual de l’Anses. Elles servent à repérer les aliments concentrés en protéines, pas à établir une portion idéale. La morue salée et la viande séchée apportent aussi du sel : ce critère compte dans le choix d’un aliment consommé régulièrement.

Et pour les aliments du quotidien ?

Les valeurs suivantes sont des repères approximatifs : elles ne permettent pas de comparer au gramme près un produit cru à un produit cuit.

AlimentProtéines indicatives pour 100 g
Blanc de poulet31 g
Steak de bœuf26 g
Saumon25 g
Amandes21 g
ŒufsEnviron 13 g
Yaourt grecEnviron 10 g
LentillesEnviron 9 g
TofuEnviron 8 g
Fromage blancEnviron 8 à 10 g
QuinoaEnviron 4,4 g

Le tofu, les yaourts et les fromages blancs peuvent avoir des compositions différentes d’un produit à l’autre. Pour un aliment emballé, la ligne « protéines » du tableau nutritionnel donne la valeur du produit que vous achetez.

Sec, cru ou cuit : pourquoi cette distinction change tout

Les légumes secs et les céréales absorbent de l’eau à la cuisson. Leur poids augmente, sans que cette eau apporte de protéines. Cent grammes de lentilles sèches et 100 g de lentilles cuites ne représentent donc pas la même quantité de matière alimentaire.

À l’inverse, une viande peut perdre de l’eau à la cuisson. Sa teneur rapportée à 100 g peut alors augmenter, même si la cuisson n’a pas créé de protéines. Pour comparer deux aliments ou calculer votre apport, prenez une valeur correspondant à l’état dans lequel vous les pesez.

Protéines animales ou végétales : quelles différences ?

Viandes, poissons, œufs et produits laitiers

Le poulet, le porc et le bœuf apportent des protéines, tout comme les poissons et les fruits de mer. Les œufs, le lait, le fromage blanc et les autres produits laitiers permettent aussi de varier les repas. Un régime végétarien peut inclure les œufs et les produits laitiers, même s’il exclut la viande et le poisson.

Protein aliments : infographie des aliments riches en protéines selon leur famille et leur état sec, cru ou cuit
Protein aliments : infographie des aliments riches en protéines selon leur famille et leur état sec, cru ou cuit

La quantité de protéines n’est pas le seul critère. Un morceau de viande fraîche et une viande séchée peuvent avoir des teneurs différentes en eau et en sel. Pour les produits laitiers, la composition varie notamment selon leur égouttage et leur recette.

Soja, légumes secs, céréales et graines

Le soja et ses dérivés, comme le tofu, sont des sources végétales de protéines. Les lentilles, les pois chiches et les haricots secs en apportent également. Les céréales, les amandes et les graines contribuent elles aussi aux apports, même si leur teneur et les portions consommées diffèrent.

Le soja sec figure parmi les aliments très concentrés du tableau. Il ne faut pourtant pas attribuer ses 40 g de protéines pour 100 g au tofu : ce dernier contient de l’eau et sa composition dépend du produit. De même, une poignée d’amandes ne pèse généralement pas 100 g ; son apport sera inférieur à la valeur affichée pour cette quantité.

Faut-il associer céréales et légumineuses à chaque repas ?

Non. Les céréales apportent relativement peu de lysine, tandis que les légumineuses sont moins riches en certains acides aminés soufrés. Ces familles ont donc des profils complémentaires. L’Anses ne préconise toutefois pas de les associer systématiquement dans une même assiette dans le contexte français étudié.

Vous pouvez manger des lentilles à un repas et une céréale à un autre. Un couscous aux pois chiches ou du riz avec des haricots restent des associations pratiques, mais elles ne sont pas obligatoires à chaque repas. La diversité des aliments sur la journée compte davantage qu’une combinaison imposée.

Selon l’expertise citée par l’Anses, un régime végétarien peut couvrir les besoins en protéines lorsque les repères alimentaires sont suivis. Cela suppose de prévoir des sources protéiques variées, plutôt que de simplement retirer la viande et le poisson de l’assiette.

À quoi servent les protéines ?

Les protéines participent à la structure et au renouvellement des tissus, dont les muscles. Elles interviennent aussi dans le fonctionnement de l’organisme, notamment sous forme d’enzymes et de certaines hormones.

Elles sont constituées de chaînes de petites unités appelées acides aminés. Parmi les vingt acides aminés utilisés pour fabriquer les protéines, neuf sont dits indispensables : le corps doit les obtenir par l’alimentation. Les aliments protéinés ne les apportent pas tous dans les mêmes proportions.

Selon l’Anses, les protéines animales sont généralement plus riches en acides aminés indispensables et légèrement plus digestibles que les protéines végétales. Cela ne rend pas les végétaux inutiles : varier leurs familles permet de bénéficier de profils différents.

Combien de protéines faut-il par jour ?

Pour un adulte en bonne santé, le repère cité par l’Anses est de 0,83 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour. Il s’agit d’un repère nutritionnel, pas d’une quantité à consommer à chaque repas.

Pour l’appliquer, multipliez votre poids en kilogrammes par 0,83. Une personne de 70 kg obtient ainsi environ 58 g de protéines par jour. Ce total comprend les protéines de tous les aliments consommés, pas uniquement celles de la viande, du poisson ou du tofu.

Les besoins et les références peuvent varier avec l’âge, l’activité physique et certaines étapes de la vie, comme la grossesse. Une maladie ou une situation nutritionnelle particulière peut aussi modifier l’objectif individuel : un professionnel de santé peut alors aider à le définir.

Comment choisir et intégrer les protéines dans vos repas ?

Pour comparer deux aliments :

  1. Repérez la valeur pour 100 g. Assurez-vous qu’elle correspond à l’aliment tel que vous le pesez : sec, cru ou cuit.
  2. Ramenez-la à votre portion. Pour 150 g d’un aliment affichant 8 g de protéines pour 100 g, le calcul donne 12 g de protéines.
  3. Regardez les autres caractéristiques. Une source très concentrée peut aussi être salée, tandis que les noix et les graines apportent des matières grasses en plus des protéines.
  4. Variez les familles. Alternez par exemple œufs, poisson, légumes secs et soja au fil des repas, selon vos préférences.

Une portion de 150 g de fromage blanc affichant 8 g de protéines pour 100 g apporte environ 12 g de protéines. Pour des amandes affichant 21 g pour 100 g, une portion de 30 g en apporte environ 6 g. Les amandes sont plus concentrées, mais la portion de fromage blanc de cet exemple fournit davantage de protéines.

Pour varier sans compliquer vos menus, ajoutez des lentilles à une salade de céréales, préparez une omelette avec des légumes ou servez du tofu avec du riz. Au petit déjeuner ou en collation, un fromage blanc peut aussi contribuer aux apports. Les personnes qui ne consomment aucun produit animal peuvent construire leurs repas autour des légumineuses, du soja, des céréales et des graines, en variant ces aliments.

Questions fréquentes

Quel aliment végétal est le plus riche dans ce classement ?

La spiruline sèche arrive en tête avec 60,4 g de protéines pour 100 g. Les graines de soja sèches suivent parmi les aliments végétaux présentés, avec 40 g.

Les lentilles remplacent-elles la viande ?

Elles peuvent constituer la source protéique d’un repas sans viande. Leur teneur pour 100 g et leur profil en acides aminés ne sont toutefois pas identiques à ceux de la viande. Une alimentation variée permet de combiner plusieurs sources au fil des repas.

Faut-il manger des protéines à chaque repas ?

Le repère quotidien concerne l’ensemble de la journée. Répartir les sources entre les repas peut rendre cet apport plus simple à atteindre, sans imposer le même aliment ni la même quantité à chaque fois.

Éléonore Valembois
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