Santé

Échographie pelvienne : deux voies d’examen et un geste intime à discuter

Éléonore Valembois 8 min de lecture
Échographie pelvienne : sonde et gel sur le bas-ventre

Publié par : — Rédactrice spécialisée en santé

L’échographie pelvienne observe les organes du petit bassin grâce aux ultrasons, sans utiliser de rayons X. Elle peut être prescrite en cas de douleurs, de saignements ou pour surveiller une anomalie connue. Connaître les différentes étapes aide à préparer le rendez-vous et à poser ses questions avant l’examen.

Ce que l’échographie permet de voir dans le petit bassin

Le pelvis, aussi appelé petit bassin, désigne la partie basse de l’abdomen, entre les hanches et le périnée. L’échographe produit des images en temps réel grâce à une sonde. Celle-ci émet des ultrasons, puis recueille leur écho après leur passage à travers les tissus. Comme chaque structure réfléchit ces ondes de façon différente, l’appareil reconstitue une image de la zone examinée.

Testez vos connaissances sur l’échographie pelvienne

Répondez aux 6 questions, puis validez vos réponses pour découvrir votre score et les explications.

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1. Quelle caractéristique distingue l’échographie des examens utilisant des rayonnements ionisants ?
2. Quels organes peuvent être observés lors d’une échographie pelvienne ?
3. Quel est le rôle du Doppler pendant l’examen ?
4. Quelle différence décrit correctement les deux voies possibles ?
5. Quelle attitude correspond à la préparation de l’examen ?
6. Que peut-on dire du déroulement et des suites de l’échographie pelvienne ?

À retenir : ce quiz est un outil pédagogique et ne constitue pas un outil de diagnostic. Pour toute question concernant votre situation, demandez conseil à un professionnel de santé.

Chez la femme, l’examen permet notamment d’observer la vessie, l’utérus et les ovaires. Chez l’homme, il peut explorer la vessie et la prostate. Les liquides, comme l’urine contenue dans la vessie, apparaissent habituellement sombres à l’écran. Les tissus renvoient des images plus claires ou nuancées. Le praticien peut ainsi évaluer l’aspect, la taille et la position des organes examinés.

Un examen sans irradiation

L’échographie utilise des ultrasons et non des rayons X. Elle n’expose donc pas à une irradiation. Cette technique est couramment utilisée pendant la grossesse comme en dehors de celle-ci. Elle fournit toutefois une image à un moment donné. Son interprétation tient compte des symptômes, de l’examen clinique, des antécédents et, si nécessaire, d’autres analyses ou examens d’imagerie.

Le Doppler pour étudier les flux sanguins

L’échographie peut être complétée par un Doppler. Cette technique analyse les ultrasons réfléchis par le sang en mouvement pour étudier les flux sanguins dans un organe ou une zone précise. Le Doppler n’est pas systématique. Le professionnel l’utilise lorsque le motif de l’examen nécessite des informations supplémentaires.

Pourquoi une échographie pelvienne est-elle prescrite ?

La prescription dépend de la situation de chaque personne. L’examen peut être demandé devant des douleurs pelviennes, des saignements inhabituels, une masse suspectée ou une anomalie déjà connue. Il aide le médecin à orienter la suite de la prise en charge, sans poser à lui seul un diagnostic définitif.

Schéma des voies abdominale et endovaginale d’une échographie pelvienne
Schéma des voies abdominale et endovaginale d’une échographie pelvienne
  • rechercher ou surveiller un kyste ovarien ;
  • explorer une endométriose ou un syndrome des ovaires polykystiques ;
  • évaluer l’utérus et les ovaires en présence de symptômes gynécologiques ;
  • rechercher une anomalie de la vessie ou de la prostate selon le contexte ;
  • suivre une maladie ou surveiller un cancer ;
  • suivre la grossesse et le développement du fœtus dans les situations concernées.

Une échographie abdomino-pelvienne couvre une zone plus large. Elle associe l’étude du pelvis à celle d’organes situés dans l’abdomen. Le libellé de l’ordonnance indique en principe la région à explorer. En cas de doute, signalez-le lors de la prise de rendez-vous plutôt que de supposer le type d’examen prévu.

Voie abdominale ou endovaginale : comprendre les deux approches

Les deux voies principales répondent à des besoins d’exploration différents. Elles peuvent parfois être proposées au cours du même rendez-vous. Le choix dépend du motif de consultation, des images obtenues et de la situation de la personne.

Voie d’examen Déroulement Ce qu’il faut retenir
Voie abdominale La personne est allongée. Du gel est appliqué sur le bas-ventre, puis la sonde est déplacée sur la peau. Cette voie permet d’observer les organes à travers la paroi abdominale et correspond souvent au premier temps de l’examen.
Voie endovaginale Une sonde fine, stérile, recouverte d’une protection et de gel, est introduite dans le vagin. Elle fournit des images sous des angles plus rapprochés de l’utérus et des ovaires.

La voie endovaginale n’est pas un geste imposé

La voie endovaginale peut être proposée lorsque le praticien estime qu’elle permettra de mieux voir certaines structures. Elle est généralement bien tolérée, mais une gêne peut survenir, notamment en cas de douleurs pelviennes. Signalez toute sensibilité, tout antécédent traumatique ou toute inquiétude avant le geste.

Vous pouvez demander une explication sur le déroulement, poser des questions et discuter de votre accord. Dans certains contextes, la patiente peut aussi introduire elle-même la sonde si cette possibilité améliore son confort. L’examen doit tenir compte de votre intimité et de votre ressenti.

Une image moins nette par voie abdominale ne signifie pas forcément qu’une anomalie est présente. Elle peut simplement conduire le praticien à utiliser une autre fenêtre d’observation, plus proche des organes examinés. Le recoupement des images obtenues sous différents angles permet alors de mieux analyser le petit bassin.

Et l’hystérosonographie ?

L’hystérosonographie est un examen particulier proposé dans certaines indications. Elle peut nécessiter l’injection de sérum physiologique pour mieux analyser la cavité utérine. Le professionnel explique le déroulement et les consignes propres à cet acte. La durée indiquée pour cet examen est de 15 à 20 minutes.

Se préparer concrètement et savoir quoi apporter

La préparation varie selon la voie envisagée et l’organisation du cabinet, du centre d’imagerie ou de l’hôpital. Les consignes communiquées lors de la prise de rendez-vous priment. Ne modifiez pas votre alimentation, votre traitement ou votre hydratation sans indication précise. Si vous n’avez reçu aucune instruction, contactez le lieu d’examen avant de vous déplacer.

Les documents utiles le jour du rendez-vous

Préparez vos documents à l’avance pour que le professionnel dispose des éléments nécessaires à l’interprétation et à la comparaison des images. Une ordonnance est généralement demandée lorsque l’examen a été prescrit.

  • l’ordonnance ;
  • la carte Vitale et, si nécessaire, son attestation ;
  • une attestation de mutuelle en cours de validité ;
  • les anciens examens pertinents, comme des échographies, scanners, IRM ou radiographies ;
  • des résultats d’analyses de sang récents s’ils sont disponibles ;
  • une attestation d’accident du travail ou de maladie professionnelle lorsque cela concerne votre situation.

Les examens précédents sont utiles pour suivre l’évolution d’un kyste, d’un fibrome, d’une prostate ou d’une autre anomalie déjà connue. Le praticien peut comparer les nouvelles images avec les anciennes et les interpréter dans leur évolution, plutôt que de considérer chaque examen séparément.

Pendant et après l’examen : à quoi s’attendre

L’échographie se déroule en position allongée. Le gel facilite le contact entre la sonde et le corps. Il peut sembler frais, mais s’essuie facilement à la fin. Le praticien regarde les images sur un écran, ajuste la position de la sonde et peut prendre des mesures ou enregistrer certains clichés. L’examen est habituellement court, mais sa durée dépend de la zone à explorer et des observations réalisées.

La voie abdominale peut provoquer une pression sur le bas-ventre. La sonde endovaginale peut entraîner une gêne passagère. Une douleur importante doit être signalée immédiatement pour que le geste soit adapté. Vous pouvez également demander une pause ou une explication si vous ne comprenez pas ce qui se passe. Le professionnel chargé de l’examen prend en compte votre confort et votre intimité.

À la fin du rendez-vous, les images sont analysées et un compte rendu est établi selon l’organisation du lieu d’examen. Le médecin prescripteur les replace ensuite dans votre situation clinique et décide, si nécessaire, des suites à donner. En cas de douleurs intenses, de saignements importants ou d’aggravation rapide des symptômes avant le rendez-vous, sollicitez sans attendre un avis médical.

Éléonore Valembois
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