L’examen d’imagerie « IR » (souvent une IRM ou un examen de radiologie interventionnelle) soulève beaucoup de questions pratiques et d’inquiétudes. Vous trouverez ici les réponses essentielles pour comprendre en quoi consiste un IR examiné, comment s’y préparer concrètement et comment lire les résultats avec votre médecin. L’objectif est que vous arriviez à votre rendez-vous serein, en sachant précisément ce qui va se passer et ce que l’on cherche à diagnostiquer.
Comprendre ce qu’est un ir examiner et à quoi il sert
Quand votre médecin prescrit un « IR à examiner », il attend des images très précises pour confirmer ou infirmer un diagnostic. Avant même de vous rendre au rendez-vous, il est utile de savoir quel type d’imagerie est concerné, ce que l’examen peut montrer et où se situent ses limites. Cette première partie clarifie les bases pour que vous puissiez poser les bonnes questions au radiologue.
Comment se déroule concrètement un ir exam dans un service d’imagerie
Dans la plupart des cas, un « IR exam » désigne une IRM ou un examen de radiologie réalisé dans un cabinet ou un hôpital. À votre arrivée, l’équipe médicale vous accueille et vérifie votre identité ainsi que votre ordonnance. On vous remet un questionnaire médical à remplir pour identifier d’éventuelles contre-indications.
Ensuite, vous êtes conduit dans un vestiaire où vous devez retirer tous les objets métalliques et parfois enfiler une blouse d’hôpital. Le manipulateur en radiologie vous explique le déroulement de l’examen et répond à vos questions. Une fois dans la salle d’examen, vous êtes installé confortablement sur une table motorisée, avec éventuellement des coussins ou des cales pour maintenir la zone à examiner.
Le personnel se place ensuite derrière une vitre de protection et reste en contact permanent avec vous par interphone. Selon la région du corps explorée et le protocole choisi, l’examen dure généralement entre 15 et 45 minutes. Tout est fait pour que vous vous sentiez en sécurité.
Différence entre IRM, scanner et autres examens d’imagerie médicale
L’IRM fonctionne grâce à un puissant champ magnétique et des ondes radio qui font vibrer les atomes d’hydrogène de votre corps. Cette technique offre un excellent contraste pour les tissus mous comme le cerveau, les muscles, les tendons ou les disques intervertébraux, sans utiliser de rayons X.
Le scanner, lui, repose sur des rayons X qui traversent votre corps sous différents angles. Un ordinateur reconstruit ensuite des images en coupes très détaillées. Il est particulièrement performant pour visualiser les os, les poumons ou détecter rapidement des hémorragies.
Certains examens d’IR interventionnelle vont encore plus loin en combinant l’imagerie avec un geste thérapeutique ou diagnostique. Par exemple, une biopsie guidée par IRM permet de prélever un échantillon de tissu suspect sous contrôle visuel direct. Les infiltrations articulaires ou les ponctions peuvent également être réalisées sous guidage radiologique pour plus de précision.
| Type d’examen | Technologie utilisée | Points forts |
|---|---|---|
| IRM | Champ magnétique et ondes radio | Excellent pour les tissus mous, sans rayons X |
| Scanner | Rayons X | Rapide, idéal pour les os et urgences |
| IR interventionnelle | Imagerie + geste technique | Diagnostic et traitement en un seul temps |
Dans quels cas un médecin prescrit-il un ir à examiner en priorité
Votre médecin prescrit un IR à examiner lorsqu’il a besoin d’images très précises pour affiner son diagnostic. Les situations les plus fréquentes incluent des douleurs chroniques au dos, aux articulations ou des maux de tête persistants qui ne répondent pas aux traitements habituels.
L’examen est également indiqué en cas de troubles neurologiques comme des vertiges, des pertes de sensibilité, des difficultés motrices ou des convulsions. Il permet alors de rechercher une lésion cérébrale, médullaire ou des compressions nerveuses.
Pour le suivi de pathologies chroniques comme la sclérose en plaques, les cancers ou certaines maladies inflammatoires, l’IR exam devient un outil de surveillance régulier. Il permet de mesurer l’évolution des lésions et d’adapter les traitements. Enfin, lorsqu’une anomalie a été détectée lors d’une radiographie standard ou d’une échographie, l’IRM ou le scanner viennent préciser la nature exacte de la lésion.
Se préparer à un ir examiner en toute sécurité et sans stress

Une bonne préparation à un IR exam réduit les risques de contre-indication et améliore la qualité des images. Entre le questionnaire médical, la gestion de la claustrophobie et l’éventuelle injection de produit de contraste, plusieurs points méritent d’être anticipés. Voici comment vous organiser pour que l’examen se déroule dans les meilleures conditions possibles.
Quelles précautions prendre avant un ir exam avec ou sans injection
Avant l’examen, le centre d’imagerie vous contacte souvent pour vérifier vos antécédents médicaux. Préparez la liste de vos traitements en cours, notamment les anticoagulants, les médicaments contre le diabète ou les traitements pour la thyroïde. Ces informations sont essentielles si une injection de produit de contraste est prévue.
En cas d’injection, on vous demandera généralement un dosage récent de votre créatinine pour vérifier le bon fonctionnement de vos reins. Ce bilan sanguin doit dater de moins de trois mois pour les personnes en bonne santé, et être plus récent si vous avez une maladie rénale connue.
Concernant le jeûne, les consignes varient selon le type d’examen. Pour une IRM abdominale ou pelvienne, on vous demandera souvent d’être à jeun depuis quatre à six heures. Pour une IRM cérébrale sans injection, vous pouvez généralement manger normalement. En cas de doute, appelez le centre pour confirmer.
Si vous êtes enceinte ou pensez l’être, signalez-le immédiatement. Bien que l’IRM soit considérée comme sûre pendant la grossesse, certaines précautions sont prises, notamment l’évitement de produit de contraste au premier trimestre sauf cas exceptionnel.
Gestion de la claustrophobie et du bruit pendant un examen IRM
La claustrophobie touche environ 10 à 15 % des patients qui passent une IRM. Si vous vous sentez concerné, parlez-en dès la prise de rendez-vous. Le centre peut organiser une visite préalable pour vous montrer l’appareil et vous familiariser avec l’environnement.
Le jour de l’examen, des techniques simples peuvent vous aider. Gardez les yeux fermés pendant l’installation pour éviter de voir l’espace confiné. Concentrez-vous sur votre respiration en adoptant un rythme lent et régulier. Certains centres proposent de la musique dans un casque ou permettent l’accompagnement d’un proche dans la salle.
Si l’anxiété est trop importante, votre médecin peut prescrire un anxiolytique léger à prendre une heure avant l’examen. Dans ce cas, prévoyez qu’une personne vous accompagne car vous ne pourrez pas conduire après. Les IRM « ouvertes » représentent une alternative, mais elles sont moins répandues et offrent parfois une qualité d’image légèrement inférieure.
Concernant le bruit, l’IRM produit des sons très intenses, souvent comparés à des coups de marteau ou des alarmes. Ce bruit provient des bobines magnétiques qui s’activent et se désactivent rapidement. Des bouchons d’oreille ou un casque anti-bruit sont systématiquement fournis pour protéger vos tympans et améliorer votre confort.
Objets métalliques, implants et pacemaker : ce qu’il faut toujours signaler
Avant d’entrer dans la salle d’IRM, vous devez retirer absolument tous les objets métalliques externes : bijoux, montre, barrettes, épingles à cheveux, piercings, prothèse auditive, dentier amovible. Pensez aussi à vider vos poches de toute pièce de monnaie, clés, cartes bancaires ou téléphone portable.
Les objets oubliés peuvent devenir de véritables projectiles attirés par l’aimant de l’IRM, avec un risque de blessure grave. Les cartes magnétiques et appareils électroniques seront définitivement endommagés par le champ magnétique.
Pour les implants internes, la situation est plus complexe. Les pacemakers et défibrillateurs cardiaques anciens sont généralement incompatibles avec l’IRM car le champ magnétique peut perturber leur fonctionnement. Toutefois, depuis 2011, certains modèles sont conçus pour être compatibles IRM sous conditions strictes. Apportez systématiquement votre carte d’implant.
D’autres dispositifs nécessitent une vérification approfondie : clips vasculaires cérébraux, valves cardiaques, neurostimulateurs, pompes à insuline, implants cochléaires, éclats métalliques dans les yeux (après accident ou métier de soudeur). Les prothèses orthopédiques modernes (hanches, genoux) sont généralement compatibles mais doivent être signalées.
Ne cachez jamais un implant par gêne ou par peur de déranger. L’équipe médicale vérifiera la compatibilité dans des bases de données spécialisées. Votre sécurité est la priorité absolue, et mieux vaut reporter l’examen que prendre un risque.
Vivre son ir examiner : du passage en machine aux images produites

Une fois dans la salle, vous devenez acteur de l’examen, même si vous restez allongé et immobile. Comprendre ce que fait l’équipe, à quoi servent les bruits ou les injections et combien de temps tout cela dure vous aide à garder le contrôle. Cette partie décrit le cœur du « IR exam » tel que vous allez le vivre.
Comment se passe un ir examiner du point de vue du patient allongé
Vous êtes installé sur une table d’examen étroite mais stable, généralement sur le dos. Selon la zone à explorer, une antenne spécifique est positionnée autour ou sur la région concernée : antenne de tête pour le cerveau, antenne de surface pour l’épaule ou le genou. Ces antennes captent les signaux émis par votre corps pour créer les images.
Le manipulateur vous équipe ensuite d’un casque ou de bouchons d’oreille, puis vous remet une poire de sécurité que vous gardez en main tout au long de l’examen. En cas de problème ou de malaise, il suffit de presser cette poire pour que l’équipe intervienne immédiatement et stoppe l’examen.
La table glisse ensuite à l’intérieur du tunnel de l’IRM. Vous entrez plus ou moins profondément selon la zone à examiner : complètement pour une IRM cérébrale, partiellement pour une IRM du genou. L’équipe quitte alors la salle et se place derrière une vitre de contrôle, mais reste en contact permanent avec vous par interphone.
Pendant l’acquisition des images, vous entendez des bruits rythmés qui durent entre 30 secondes et quelques minutes par séquence. Entre chaque séquence, il y a quelques secondes de silence. L’équipe peut vous donner des consignes vocales, notamment pour certains examens abdominaux où l’on vous demande de bloquer votre respiration pendant 15 à 20 secondes.
La durée totale varie considérablement : 15 minutes pour une IRM simple d’une articulation, jusqu’à 45 minutes pour une exploration complète du rachis ou du cerveau avec injection. Gardez à l’esprit que chaque minute passée immobile améliore la qualité des images et donc la précision du diagnostic.
Pourquoi doit-on rester parfaitement immobile pendant un ir exam
L’IRM construit ses images en capturant des signaux émis par les tissus de votre corps. Le moindre mouvement, même de quelques millimètres, crée un flou sur l’image finale, comparable à une photo prise en bougeant. Ce flou peut masquer des détails importants ou rendre l’image inexploitable.
Quand les images sont floues, le radiologue ne peut pas poser un diagnostic fiable. L’équipe doit alors recommencer certaines séquences, ce qui prolonge votre temps dans la machine et peut retarder les autres patients. Dans certains cas, si les images restent de mauvaise qualité, il faut reprogrammer complètement l’examen.
Pour vous aider à rester immobile, l’équipe utilise des accessoires adaptés : cales en mousse pour bloquer la tête, sangles velcro pour maintenir un bras ou une jambe, coussin sous les genoux pour soulager le dos. Ces dispositifs ne sont jamais serrés au point de vous faire mal, mais suffisamment fermes pour limiter les mouvements involontaires.
Si vous ressentez une gêne ou une douleur qui vous empêche de rester immobile, signalez-le immédiatement avec la poire de sécurité. L’équipe pourra repositionner les coussins, faire une pause ou trouver une solution. Il vaut mieux perdre deux minutes à vous réinstaller correctement que de gâcher 20 minutes d’acquisition.
Injection de produit de contraste : à quoi s’attendre exactement
Le produit de contraste utilisé en IRM contient du gadolinium, un métal qui modifie le signal émis par certains tissus. Il permet de mieux visualiser les vaisseaux sanguins, d’identifier des zones inflammatoires ou de différencier une tumeur bénigne d’une tumeur maligne. Tous les examens n’en nécessitent pas.
L’injection se fait par voie intraveineuse, généralement dans une veine du pli du coude ou du dos de la main. Une infirmière pose un petit cathéter avant que vous n’entriez dans la machine, ou parfois à mi-parcours de l’examen. Le produit est injecté soit manuellement, soit par un injecteur automatique qui contrôle précisément le débit.
Au moment de l’injection, vous pouvez ressentir une sensation de froid qui remonte le long du bras, puis une chaleur diffuse dans tout le corps, parfois accompagnée d’un goût métallique dans la bouche. Ces sensations sont normales et disparaissent en quelques secondes. Certaines personnes ont également une impression passagère d’avoir envie d’uriner, sans pour autant perdre le contrôle de leur vessie.
Les effets secondaires graves sont très rares, touchant moins de 1 % des patients. Il peut s’agir de réactions allergiques avec urticaire, démangeaisons ou difficultés respiratoires. C’est pourquoi l’équipe reste vigilante pendant et après l’injection, et dispose de tout le matériel d’urgence nécessaire. Si vous avez déjà eu une réaction à un produit de contraste, signalez-le absolument lors de la prise de rendez-vous.
Après l’examen, le produit de contraste est éliminé naturellement par les reins en 24 à 48 heures. Buvez normalement pour faciliter son élimination. Chez les personnes ayant une fonction rénale sévèrement diminuée, le gadolinium peut s’accumuler, c’est pourquoi le dosage de créatinine préalable est si important.
Lire et comprendre les résultats de votre ir examiner avec votre médecin
À la fin de l’examen, vous repartez parfois avec un CD ou un accès en ligne aux images, mais l’essentiel reste le compte rendu du radiologue. Comprendre comment ce document est rédigé et comment il sera interprété par votre médecin traitant vous donne une meilleure maîtrise de votre parcours de soins. Cette dernière partie répond aux questions les plus fréquentes sur les résultats.
Comment interpréter un compte rendu d’imagerie médicale sans paniquer
Le compte rendu d’imagerie est un document structuré qui décrit ce que le radiologue voit sur les images. Il comporte généralement trois parties : la technique utilisée, la description détaillée des observations, et une conclusion synthétique. Le vocabulaire employé est très technique, ce qui peut être déroutant voire angoissant.
Des termes comme « hypersignal », « plage de signal », « rehaussement » ou « prise de contraste » décrivent simplement des variations d’intensité sur les images, pas forcément une maladie grave. Par exemple, un « hypersignal en T2 » peut correspondre à une inflammation banale, de l’arthrose ou simplement une variante anatomique normale.
Évitez absolument de chercher la signification de chaque terme médical sur internet avant d’avoir parlé à votre médecin. Les sites grand public associent souvent ces termes aux pires scénarios, alors que dans votre contexte clinique particulier, l’explication peut être bien plus rassurante.
Le radiologue ne pose pas de diagnostic définitif, il décrit des images et propose des hypothèses. C’est votre médecin prescripteur qui fait la synthèse entre vos symptômes, votre examen clinique, vos analyses biologiques et ce compte rendu d’imagerie pour établir un diagnostic et proposer un traitement adapté.
Combien de temps pour obtenir le rapport d’un ir exam et le commenter
Dans la plupart des centres d’imagerie, un compte rendu provisoire est disponible sous 24 à 48 heures. Ce délai permet au radiologue d’analyser méthodiquement toutes les séquences et parfois de consulter un confrère spécialisé pour les cas complexes. Certaines structures proposent même un compte rendu le jour même pour les examens simples.
Pour les situations urgentes, comme une suspicion d’AVC ou de compression médullaire aiguë, le radiologue communique immédiatement ses observations par téléphone au médecin demandeur, sans attendre la rédaction formelle du compte rendu.
Un délai un peu plus long ne signifie pas automatiquement une mauvaise nouvelle. Il peut simplement refléter une charge de travail importante du service, la nécessité de comparer avec d’anciens examens, ou le besoin de solliciter un avis expert pour affiner l’interprétation.
Dès réception du compte rendu, prenez rendez-vous rapidement avec le médecin qui a prescrit l’examen. Ne restez pas seul avec ce document technique. Votre médecin traitant ou spécialiste vous expliquera les résultats dans un langage accessible, répondra à vos questions et établira avec vous un plan de suivi ou de traitement.
Que faire si l’ir examiner ne retrouve aucune anomalie visible
Un examen d’imagerie normal est d’abord une bonne nouvelle : il n’y a pas de lésion structurelle grave visible à ce stade. Cela écarte des pathologies sérieuses comme une tumeur, une fracture, une hernie discale volumineuse ou une malformation importante.
Toutefois, cette normalité peut être frustrante quand vos symptômes sont bien réels et handicapants. Il faut comprendre que l’imagerie ne détecte que des modifications anatomiques visibles. Elle ne montre pas la douleur elle-même, ni certains troubles fonctionnels, ni les anomalies microscopiques ou biochimiques.
Par exemple, une fibromyalgie, certaines douleurs neuropathiques ou des troubles fonctionnels digestifs donnent des examens d’imagerie normaux, alors que les patients souffrent réellement. Un examen normal ne veut pas dire « tout est dans votre tête », mais plutôt « la cause n’est pas visible sur ce type d’examen ».
Votre médecin pourra alors envisager d’autres pistes d’investigation : examens électrophysiologiques comme un électromyogramme pour les nerfs, analyses biologiques plus poussées, avis d’un autre spécialiste, ou simplement une réévaluation clinique approfondie. Parfois, il proposera aussi de refaire l’examen dans quelques mois pour surveiller une éventuelle évolution.
Dans tous les cas, gardez le dialogue ouvert avec votre équipe soignante. Un examen d’imagerie normal est une pièce du puzzle diagnostique, pas une fin en soi. Votre vécu et vos symptômes restent légitimes et méritent qu’on continue à chercher des solutions pour améliorer votre qualité de vie.
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