Tableau des calories des aliments : les repères pour 100 g, sans piège sur les portions
Publié par : Éléonore Valembois — Rédactrice spécialisée en nutrition
Pour comparer les calories des aliments, le repère le plus utile est la valeur pour 100 g, puis la quantité réellement consommée. Les tableaux ci-dessous réunissent des aliments courants par famille, avec des valeurs indicatives : la variété, la marque, la cuisson et l’assaisonnement peuvent modifier le résultat.
Les calories des aliments courants, par famille
Les valeurs sont exprimées en kilocalories, ou kcal, ce que l’on appelle habituellement les « calories » en alimentation. Elles constituent des ordres de grandeur, pas des mesures exactes de votre assiette. Pour un produit emballé, privilégiez son étiquette ; pour une recherche détaillée, la table Ciqual de l’ANSES permet de distinguer précisément les aliments et leurs préparations.
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Votre estimation
À retenir : ces valeurs sont des estimations. Elles ne constituent ni une cible médicale ni une recommandation restrictive. Les besoins réels peuvent varier selon de nombreux facteurs.
Demandez conseil à un médecin ou à un diététicien-nutritionniste, notamment en cas de grossesse ou d’allaitement, pour un enfant ou un adolescent, de maladie chronique, de traitement médical, de pratique sportive intensive, de projet de perte ou de prise de poids important, ou de difficultés en lien avec l’alimentation.
Fruits, légumes, féculents et légumineuses
Les fruits et légumes riches en eau sont généralement peu énergétiques. Pour les féculents et les légumineuses, vérifiez surtout l’état indiqué : le poids après cuisson inclut l’eau absorbée. Les valeurs ci-dessous concernent la partie comestible, sans sauce ni matière grasse ajoutée.
| Famille | Aliment et état | Kcal pour 100 g, environ |
|---|---|---|
| Légumes | Concombre cru | 15 |
| Légumes | Tomate crue | 20 |
| Légumes | Carotte crue | 40 |
| Légumes | Brocoli cuit | 30 |
| Fruits | Fraise | 35 |
| Fruits | Pomme avec peau | 55 |
| Fruits | Banane sans peau | 90 |
| Féculents | Pomme de terre cuite à l’eau | 80 |
| Féculents | Riz blanc cuit | 130 |
| Féculents | Pâtes cuites | 130 |
| Céréales | Pain baguette | 280 |
| Céréales | Flocons d’avoine secs | 370 |
| Légumineuses | Lentilles cuites | 125 |
| Légumineuses | Pois chiches cuits | 150 |
Viandes, poissons, œufs et produits laitiers
La teneur en matières grasses explique une partie des différences au sein de ces familles. Un poisson gras apporte davantage d’énergie qu’un poisson maigre, mais aussi des nutriments intéressants, notamment des oméga 3. Les panures, sauces et huiles de cuisson ne sont pas incluses ici.
| Famille | Aliment et état | Kcal pour 100 g, environ |
|---|---|---|
| Viandes | Blanc de poulet sans peau, cuit | 150 |
| Viandes | Steak haché à 5 % de matières grasses, cru | 130 |
| Poissons | Cabillaud cuit | 90 |
| Poissons | Saumon cuit | 205 |
| Œufs | Œuf dur, sans coquille | 135 |
| Produits laitiers | Yaourt nature au lait entier | 65 |
| Produits laitiers | Fromage blanc nature à 3 % de matières grasses | 75 |
| Fromages | Emmental | 380 |
Matières grasses, desserts, sauces et boissons
Ces produits se consomment dans des quantités très différentes : comparer 100 g d’huile avec 100 g de soda ne suffit donc pas. Pour les boissons, la référence est 100 ml. Les desserts et sauces industriels varient particulièrement selon les recettes.
| Aliment | Référence | Kcal, environ |
|---|---|---|
| Huile d’olive | 100 g | 900 |
| Beurre | 100 g | 750 |
| Amandes | 100 g | 620 |
| Chocolat noir | 100 g | 570 |
| Croissant au beurre | 100 g | 420 |
| Chips | 100 g | 540 |
| Mayonnaise classique | 100 g | 700 |
| Ketchup | 100 g | 100 |
| Eau | 100 ml | 0 |
| Lait demi-écrémé | 100 ml | 45 |
| Jus d’orange | 100 ml | 45 |
| Soda sucré | 100 ml | 42 |
| Vin rouge | 100 ml | 85 |
Passer de 100 g à la portion réellement mangée
Le calcul est simple : kcal de la portion = kcal pour 100 g × poids consommé ÷ 100. Ainsi, 150 g de riz cuit à 130 kcal pour 100 g apportent environ 195 kcal. Une portion de 30 g d’emmental à 380 kcal pour 100 g apporte environ 114 kcal.

Pour les boissons, appliquez la même formule avec les millilitres. Un verre de 250 ml de soda à 42 kcal pour 100 ml représente 105 kcal. La taille du verre ou de la bouteille compte autant que la valeur affichée.
Choisissez une portion familière comme ancre visuelle : votre bol habituel de riz, votre tranche de pain ou votre cuillère d’huile. Pesez-la une fois pour connaître son ordre de grandeur. Vous disposerez ensuite d’un repère concret, plus utile au quotidien qu’une succession de chiffres abstraits. Attention toutefois aux bols bombés et aux cuillères généreuses : ce sont les écarts de remplissage qui font dériver l’estimation.
Pour un plat partagé, additionnez l’énergie des ingrédients, puis répartissez-la selon la part réellement servie. Cette méthode reste approximative si les portions n’ont pas la même composition, par exemple lorsqu’une assiette contient davantage de viande ou de sauce.
Cuisson et accompagnements : les écarts faciles à manquer
Ne comparez pas un poids cru avec une valeur pour aliment cuit. Le riz et les pâtes absorbent de l’eau : leur apport pour 100 g diminue après cuisson, sans que l’énergie de la quantité sèche initiale disparaisse. À l’inverse, une viande qui perd de l’eau peut devenir plus énergétique pour 100 g après cuisson.
L’assaisonnement peut également changer sensiblement le total. Avec les repères du tableau, 10 g d’huile ajoutent environ 90 kcal. Une salade de légumes et la même salade généreusement huilée n’ont donc pas la même valeur énergétique.
- Pour une conserve, vérifiez si les valeurs concernent le produit égoutté ou son contenu total.
- Pour un plat préparé, regardez le poids de la barquette et le nombre de portions annoncées.
- Pour une boisson, comptez aussi le sucre, le lait ou le sirop ajouté.
- Pour l’alcool, la teneur alcoolique et les mélanges sucrés modifient l’apport.
Une portion de soupe peut ainsi atteindre 350 kcal selon sa taille et ses ingrédients ; une barquette associant frites et hamburger peut atteindre 1500 kcal. Ce ne sont pas des valeurs standards : les intitulés seuls ne permettent pas d’estimer un repas.
Utiliser les calories pour équilibrer son alimentation, sans tout réduire au chiffre
Parmi les aliments du tableau, les légumes riches en eau sont les moins caloriques, tandis que les huiles, le beurre et les oléagineux sont très énergétiques. Cela décrit leur densité énergétique, pas leur qualité globale. Les amandes apportent notamment des fibres ; les huiles fournissent des lipides utiles. Aucun de ces aliments n’a besoin d’être automatiquement exclu.
Pour mieux gérer le poids, commencez par observer les quantités de matières grasses, sauces, boissons sucrées et grignotages. Conservez des repas suffisamment nourrissants, avec des légumes, une source de protéines et des féculents adaptés à votre appétit et à votre activité. Le rassasiement dépend aussi des fibres, des protéines, du volume et de la texture des aliments.
Le repère de 1800 à 2100 kcal par jour peut donner un ordre de grandeur pour certains adultes, mais ne constitue pas une cible universelle. Les besoins varient avec l’âge, le sexe, la corpulence et l’activité physique. Une pratique sportive importante peut notamment augmenter les besoins énergétiques.
Pour les enfants, pendant la grossesse, en cas de maladie ou d’antécédents de troubles alimentaires, évitez de fixer seul un objectif restrictif. Un professionnel de santé pourra adapter les conseils. Le tableau reste avant tout un outil pour comprendre les portions et comparer les aliments, pas une obligation de compter chaque bouchée.



